Fin de deuil
Le deuil de six mois décrété lors du décès du roi, le Lavelua, s’est achevé jeudi à Wallis. A ce jour, aucun successeur n’est encore désigné. La Grande chefferie de Wallis, qui forme avec Futuna le territoire français le plus éloigné de la métropole, avait décidé d’un deuil de six mois après la mort en mai dernier, de Tomasi Kulimoetoke à l’âge de 88 ans.
Jeudi matin, une messe a été célébrée dans la cathédrale de Mata Utu, chef lieu de Wallis, avant une cérémonie du Kava, boisson cérémonielle du Pacifique à base de décoction de racines, devant le palais royal.
Jeudi matin, une messe a été célébrée dans la cathédrale de Mata Utu, chef lieu de Wallis, avant une cérémonie du Kava, boisson cérémonielle du Pacifique à base de décoction de racines, devant le palais royal.
Le Kivalu, Premier ministre du défunt roi, a ensuite annoncé la levée officielle du deuil. Ce deuil avait mis entre parenthèses les discussions pour désigner un nouveau Lavelua, selon l’organisation monarchique non-héréditaire de l’île, où le titre suprême circule entre les familles nobles.
En raison de la longévité du règne de M. Kulimoetoke de 48 années, la coutume non écrite pour choisir un souverain s’est un peu perdue et la procédure à suivre suscite des versions différentes.
En raison de la longévité du règne de M. Kulimoetoke de 48 années, la coutume non écrite pour choisir un souverain s’est un peu perdue et la procédure à suivre suscite des versions différentes.
Une succession sous tension
Wallis et Futuna, qui comptent en tout 15.000 habitants, sont administrés par la France en concertation avec les trois rois (un à Wallis, deux à Futuna). Chaque roi - Lavelua à Wallis, Tu’i Agaifo et Tu’i Sigave à Futuna - est entouré d’un Premier ministre et de ministres.
La succession de Tomasi Kulimoetoke risque en outre de raviver les tensions, qui opposent depuis 2005 la Grande chefferie et le camp dit des "rénovateurs". "Les rivalités entre les deux camps perdurent, et le choix d’un nouveau roi risque d’être difficile. Les discussions pourraient durer très longtemps", a indiqué une habitante. En septembre 2005, des manifestations violentes avaient agité Wallis, à la suite de la décision des rénovateurs d’introniser un nouveau roi pour défier Tomasi Kulimoetoke. Affaibli et malade, ce dernier était dans les dernières années de son règne sous l’influence controversée de sa fille, Etua.
RFO Wallis et Futuna
Nous attendons donc avec impatience la suite de l'histoire qui nous est racontée...
La succession de Tomasi Kulimoetoke risque en outre de raviver les tensions, qui opposent depuis 2005 la Grande chefferie et le camp dit des "rénovateurs". "Les rivalités entre les deux camps perdurent, et le choix d’un nouveau roi risque d’être difficile. Les discussions pourraient durer très longtemps", a indiqué une habitante. En septembre 2005, des manifestations violentes avaient agité Wallis, à la suite de la décision des rénovateurs d’introniser un nouveau roi pour défier Tomasi Kulimoetoke. Affaibli et malade, ce dernier était dans les dernières années de son règne sous l’influence controversée de sa fille, Etua.
RFO Wallis et Futuna
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