Quand le taro prend l'eau de mer...

Publié le par Mum des îles

 L’agriculture de subsistance occupe une place importante dans l’économie de Wallis et Futuna. En particulier le "taro" (Colocasia esculenta), un tubercule riche en amidon, qui est produit en abondance pour la consommation locale. Cette plante est cultivée dans des "tarodières", un mode de culture très élaboré situé dans les zones inondables, immédiatement en retrait des berges sur la côte. Dans ces zones où affleure la nappe phréatique, les boutures de taro sont plantées sur des îlots de terre entourés de grands fossés de 2 à 4 mètres de largeur dans lesquels l’eau circule. Un canal est aménagé pour permettre un écoulement de l’eau de la nappe phréatique vers la mer. Depuis quelques années, certains agriculteurs à Wallis ont remarqué une remontée de l’eau de mer dans les tarodières lors des marées à grand coefficient. Parfois, des écluses ont même été aménagées pour enrayer le phénomène. Les remontées salines affectent sérieusement les rendements des tarodières, et peuvent même détruire les cultures en cas de salinisation trop importante. Ces premières observations montrent qu’une élévation significative du niveau marin pourrait affecter les cultures traditionnelles de taro de Wallis et Futuna.
                                                                                      Article Internet 07/2008

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Publié dans wallislife

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